Alertes à la bombe à Varsovie, LOT dérouté et SAS contrôlé
Deux alertes à la bombe ont perturbé les aéroports de Varsovie le 3 novembre 2026. Un Boeing 737 MAX de LOT transportant 181 personnes a été dérouté vers Modlin ; un vol SAS a subi des contrôles à Chopin, resté ouvert.

Une alerte à la bombe a dérouté mardi 3 novembre 2026 un Boeing 737 MAX de LOT vers Varsovie-Modlin, avec 181 personnes à bord. L’aéroport polonais a fermé temporairement pendant les vérifications. Dans la même matinée, un avion SAS arrivé de Copenhague a fait l’objet d’une seconde alerte à Varsovie-Chopin, resté ouvert. Modlin a ensuite repris ses opérations, selon plusieurs médias. À ce stade, aucune découverte d’explosif n’est confirmée.
Le Boeing 737 MAX de LOT atterrit à Modlin sept minutes après l’alerte
Le vol LOT devait relier Londres-Heathrow à Varsovie-Chopin. À 9 h 54, heure locale, une alerte à la bombe a été déclenchée. Sept minutes plus tard, à 10 h 01, le Boeing se posait à Varsovie-Modlin, au nord de la capitale.
Dans un communiqué publié à 10 h 15, l’aéroport a confirmé 181 personnes à bord. Il n’a pas précisé la répartition entre passagers et équipage. L’appareil disposait aussi d’environ 3,7 tonnes de carburant à son arrivée, selon ce même communiqué.
Après l’atterrissage, les équipes ont dirigé l’avion vers un emplacement réservé aux contrôles. Les spécialistes chargés de rechercher d’éventuels explosifs ont alors été mobilisés. De son côté, Reuters a obtenu confirmation auprès de LOT que l’appareil appartenait à la compagnie. Les occupants ont ensuite quitté le Boeing pendant les vérifications.
Varsovie-Modlin ferme temporairement, puis reprend ses vols
La fermeture de Modlin a suspendu les mouvements de l’aéroport, au-delà du seul vol LOT. Dès lors, les voyageurs des autres compagnies devaient aussi surveiller leur départ. Le premier communiqué officiel ne donnait aucune heure de réouverture.
Plus tard dans la journée, The Guardian et The Times ont rapporté la reprise des opérations. Cependant, aucune heure précise de reprise ni aucun bilan consolidé des vols retardés n’ont été établis dans les sources vérifiées.
Modlin dessert la région de Varsovie, à environ 36 kilomètres de la capitale. Un vol dérouté vers cet aéroport n’arrive donc pas au terminal prévu de Chopin. Cette différence peut affecter les correspondances et le trajet terrestre des passagers, même si l’avion s’est posé sans incident.
À Varsovie-Chopin, le vol SAS est contrôlé sans fermer l’aéroport
Un second signalement concernait un vol SAS en provenance de Copenhague. L’appareil a atterri à Varsovie-Chopin et les équipes de sûreté l’ont contrôlé. Selon Reuters, le porte-parole de l’aéroport a confirmé l’alerte tout en précisant que les opérations continuaient.
The Times indique que l’avion avait atterri vers 9 h 30 avec 60 passagers. Une piste a été fermée temporairement pour les contrôles. En revanche, l’aéroport Chopin n’a pas fermé : les autres vols ont continué à être traités.
Pour autant, ces deux alertes ne prouvent ni la présence d’une bombe ni une opération coordonnée. À l’heure des premières vérifications, les autorités n’avaient pas confirmé la découverte d’un explosif. Elles n’avaient pas davantage établi de lien entre les deux signalements.
Vol dérouté à Modlin, quel transfert et quels droits pour les passagers ?
Pour les voyageurs de LOT, la question immédiate est celle de l’arrivée à Varsovie-Chopin, prévue sur leur billet. En effet, Modlin et Chopin sont deux aéroports distincts. Les modalités de transfert proposées aux 181 occupants n’étaient pas encore détaillées dans les communications consultées.
Le règlement européen 261/2004, article 8 § 3, prévoit une protection précise. Lorsqu’un vol arrive dans un autre aéroport desservant la même ville ou région, la compagnie doit prendre en charge le transfert vers l’aéroport prévu ou une destination proche convenue. La Cour de justice de l’Union européenne a confirmé cette obligation, qui s’applique indépendamment d’une éventuelle indemnisation forfaitaire.
En pratique, un passager dérouté peut demander à LOT de préciser son acheminement vers Chopin. Si le transporteur ne l’organise pas, il convient de conserver les justificatifs de frais nécessaires et raisonnables. Les droits à l’assistance, au remboursement ou au réacheminement dépendent aussi de la situation exacte du vol. Une menace de sûreté peut relever de circonstances extraordinaires, sans effacer automatiquement ces obligations.
Trois vérifications sont donc utiles :
- Consulter la réservation pour connaître le statut réel du vol et les consignes de LOT ou SAS.
- Faire confirmer le transfert entre Modlin et Chopin, ou l’itinéraire proposé vers la destination finale.
- Conserver les messages et les reçus en cas de dépenses, de retard ou de correspondance manquée.
Notre guide des droits des passagers en Europe détaille les recours. La veille, une autre menace avait dérouté un vol Wizz Air vers Budapest, sans lien établi avec les alertes de Varsovie. Les prochains faits à confirmer restent les résultats des fouilles et les conséquences réelles pour les passagers des deux vols.




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