Alertes à la bombe en série, sept vols visés en Europe
Sept vols ont été visés par des alertes à la bombe en Europe le 3 novembre. Un avion LOT a été dérouté en Pologne, d'autres appareils ont été fouillés, sans découverte d'explosif.

Sept avions ont été visés par des alertes à la bombe en Europe mardi 3 novembre 2026. Un vol LOT a été dérouté vers Varsovie-Modlin, où les opérations ont été temporairement interrompues. D’autres alertes ont mobilisé les services de sécurité en Espagne, en Italie et en Bulgarie. Les fouilles n’ont révélé aucun explosif, selon les autorités. La série survient au lendemain d’un déroutement de Wizz Air vers Budapest. Aucun lien entre les menaces n’a été établi.
À Varsovie, un Boeing 737 MAX dérouté et 181 personnes prises en charge
La première perturbation majeure concerne le vol LOT parti de Londres-Heathrow vers Varsovie-Chopin. D’après les informations officielles de Varsovie-Modlin, l’alerte est déclenchée à 9 h 54, heure polonaise. Le Boeing 737 MAX atterrit à Modlin sept minutes plus tard, à 10 h 01. L’aéroport dénombre 181 personnes à bord.
Ensuite, les services de sécurité dirigent l’appareil vers une zone de stationnement dédiée. Les voyageurs débarquent et attendent dans le terminal pendant les vérifications. Modlin suspend temporairement ses opérations.
À 11 h 50, l’aéroport annonce la reprise des mouvements aériens, avec certaines zones encore fermées. Puis son communiqué de 13 h précise que l’alerte a été levée à 12 h 21. Les opérations normales ont repris. Aucun engin explosif n’a été découvert.
Un second appareil, exploité par SAS entre Copenhague et Varsovie, se pose à Chopin comme prévu. Il subit des contrôles après son arrivée. Toutefois, l’aéroport principal de Varsovie reste ouvert, selon les informations recueillies par Reuters.
AeroSillage a déjà consacré un article aux deux vols visés à Varsovie. Le bilan européen montre désormais que la journée a été perturbée bien au-delà de la Pologne.
De Manchester à Murcie, une fouille sans découverte d’explosif
En Espagne, une menace vise le vol Ryanair parti de Manchester vers Murcie. Les autorités activent un dispositif de sécurité à l’arrivée. Selon Sky News, l’appareil transporte 114 passagers et sept membres d’équipage.
La Guardia Civil inspecte l’avion et écarte la présence d’explosifs. Ensuite, l’aéroport reprend son fonctionnement normal. Les passagers subissent donc une procédure de sûreté supplémentaire, sans qu’un bilan chiffré des retards soit communiqué.
En Italie, deux autres vols Ryanair à destination de Rome-Fiumicino font l’objet d’alertes. Ils proviennent de Lisbonne et de Dublin. Des équipes spécialisées vérifient les appareils. L’armée de l’air italienne escorte le vol arrivé de Dublin, d’après Associated Press. À Fiumicino, les opérations aéroportuaires se poursuivent.
Deux avions arrivant à Sofia également menacés
En Bulgarie, les contrôles portent sur deux vols à destination de Sofia, l’un venant de Bergame et l’autre de Dublin. Selon les informations rectifiées par le ministère bulgare des Transports auprès de Reuters, aucun avion en provenance d’Israël n’est concerné par ces deux alertes.
Le vol de Bergame est exploité par Wizz Air et celui de Dublin par Ryanair, selon les informations aéronautiques recoupées. Les appareils atterrissent en sécurité. Puis des équipes antiterroristes procèdent aux inspections. Aucun explosif n’est trouvé.
À elles seules, les deux arrivées bulgares concernent 362 voyageurs, selon Reuters : 176 sur le premier vol et 186 sur le second. Ce total décrit uniquement les passagers de ces deux appareils, pas ceux de l’ensemble des sept vols.
Pourquoi sept menaces perturbent autant les opérations aériennes
Une alerte à la bombe oblige les équipages et les aéroports à prendre des précautions immédiates. Selon les circonstances, un avion peut être dérouté ou stationné à l’écart. Les passagers peuvent être débarqués pendant que les services spécialisés inspectent la cabine, la soute et les bagages.
À Modlin, la suspension des mouvements aériens a montré l’impact sur l’aéroport tout entier. En Italie, les vérifications se sont déroulées sans fermeture générale. Ainsi, une même catégorie d’alerte n’entraîne pas partout les mêmes conséquences opérationnelles.
En revanche, aucun bilan européen consolidé ne chiffre les retards ni les correspondances manquées. Les informations publiques ne permettent pas non plus d’évaluer le coût des opérations de sécurité.
La veille, lundi 2 novembre, un Airbus A321neo de Wizz Air reliant Londres à Sofia avait été dérouté vers Budapest. Un chasseur Gripen hongrois l’avait escorté. Cet épisode n’entre pas dans le décompte des sept vols visés mardi.
Aucune bombe découverte et aucune coordination démontrée
Les contrôles se sont achevés sans découverte d’explosif et sans blessé signalé, selon Reuters et Associated Press. Toutefois, cette issue ne supprime ni les perturbations subies par les voyageurs ni les moyens mobilisés par les autorités.
Les enquêteurs doivent encore établir l’origine des messages et déterminer s’ils présentent un lien. Pour l’instant, aucune revendication crédible ni preuve d’une campagne coordonnée n’a été rendue publique.
Le bilan connu à la fin de l’après-midi du 3 novembre reste donc précis : sept vols visés dans quatre pays, des fouilles négatives et des opérations aéroportuaires rétablies après les contrôles.




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