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Ibiza : le bilan des annulations augmente. Austrian Airlines déroutée, Riyad rouvre sans tous ses vols, Italie et grève française : les faits du 19 octobre.
Au matin du 19 octobre, la reprise des vols reste inégale. À Ibiza, le bilan de la tempête de dimanche a été révisé à la hausse ; à Riyad, la réouverture de l’aéroport ne met pas fin aux suspensions des compagnies. Une alerte à la bombe a dérouté un vol Austrian Airlines, tandis que l’Italie a rétabli sa pleine capacité de contrôle aérien. En France, le préavis de grève des navigants est bien suspendu. À Francfort, un investissement dans les équipements au sol dessine une évolution plus structurelle.
Ibiza : le bilan de la tempête passe à 27 vols annulés
Les premières informations de dimanche 18 octobre faisaient état de cinq annulations et de 16 déroutements à Ibiza, après deux interruptions de l’activité entre 10 h et 11 h, puis entre 11 h 15 et 12 h 15. Mais ce n’était qu’un bilan provisoire. Selon un point communiqué par Aena à l’agence EFE à 19 h, les annulations avaient atteint 27 sur l’ensemble de la journée, tandis que les déroutements restaient au nombre de 16. À Palma, 37 annulations étaient également recensées, portant à 64 le total signalé pour les deux plateformes des Baléares. Les horaires et les chiffres ne doivent pas être confondus : cinq annulations concernaient les deux heures d’arrêt, 27 la journée entière. L’eau accumulée sur les aires de mouvement a nécessité des opérations de pompage. La chute d’un auvent a aussi perturbé l’accès au parking P1, rouvert plus tard selon EFE. Notre reportage initial sur Ibiza détaille les deux interruptions ; les passagers concernés doivent désormais se référer au bilan plus récent et à leur compagnie pour connaître leur réacheminement. La météo peut exonérer d’une indemnité forfaitaire, mais pas automatiquement des obligations de prise en charge et de remboursement ou de transport alternatif.
Austrian Airlines : un A320 dérouté vers Sofia après une alerte à la bombe
Le vol Austrian Airlines OS82 reliant Tel-Aviv à Vienne a atterri à Sofia dimanche 18 octobre à la suite d’une menace signalée en vol. Selon les éléments communiqués par les autorités bulgares et rapportés par Associated Press et Reuters, l’Airbus A320 transportait 51 passagers et six membres d’équipage. Des avions militaires bulgares ont accompagné son approche, avant une inspection au sol. L’appareil a été dérouté par précaution ; une alerte ne démontre pas qu’un engin explosif se trouvait à bord. Les informations publiées sur l’heure exacte d’atterrissage divergent, et le résultat définitif de l’enquête n’était pas établi dans les sources consultées. L’article AeroSillage consacré au vol OS82 revient sur la chronologie. Pour les voyageurs, l’enjeu immédiat est le report de l’arrivée à Vienne et l’organisation de la suite du trajet ; aucun bilan de blessés n’a été confirmé dans les sources examinées.
Riyad rouvre, mais les compagnies maintiennent leurs suspensions
La réouverture dimanche 18 octobre de l’aéroport international King Khalid de Riyad ne signifie pas le retour immédiat de tous les transporteurs. The National a confirmé la reprise de l’aéroport après les attaques qui avaient entraîné sa fermeture, tout en recensant de nombreuses liaisons encore suspendues. La compagnie indienne Akasa Air a annoncé le même jour une nouvelle échéance : aucun vol à destination ou au départ de Riyad et de Djeddah jusqu’au 27 octobre inclus, selon sa communication relayée par NDTV Profit. Les clients concernés peuvent demander un remboursement intégral ou modifier leur voyage sans frais ; Akasa annonce un crédit sur le moyen de paiement initial sous sept jours. D’autres transporteurs conservent des calendriers distincts. La date de fin d’une suspension n’est pas une garantie de reprise le lendemain : le voyageur doit vérifier le statut précis de son vol et de ses correspondances, même si l’aéroport est de nouveau ouvert.
Italie : le contrôle aérien a retrouvé sa pleine capacité après la panne nationale
La panne informatique du 16 octobre n’est plus une restriction nationale en cours. ENAV a annoncé le rétablissement à 100 % de sa capacité dès ce vendredi, après réparation de son réseau principal de transmission de données. Le gestionnaire du contrôle aérien italien avait réduit la capacité à 50 % lorsque les flux du matin avaient augmenté, puis l’avait portée à 75 % grâce à un réseau satellitaire de secours. Les équipements de contrôle proprement dits étaient, selon ENAV, restés fonctionnels ; la défaillance concernait la transmission des informations entre systèmes. L’entreprise a écarté une origine malveillante dans ses communications du 16 octobre. Cette chronologie évite de prolonger artificiellement l’alerte : les limitations de capacité ont été levées, même si des retards et des rotations perturbées ont pu mettre du temps à se résorber. Pour les compagnies, l’épisode rappelle l’importance des réseaux redondants, qui préservent la sécurité sans offrir nécessairement la capacité normale pendant une panne.
France : pas de grève nationale des navigants du 17 au 21 octobre
Le préavis national des pilotes et personnels de cabine qui devait couvrir les premiers jours des vacances de la Toussaint a été suspendu. Le syndicat SNPNC-FO l’a confirmé le 9 octobre, après des avancées négociées avec le gouvernement concernant le cumul emploi-retraite et la caisse de retraite complémentaire CRPN. Il ne faut donc pas présenter le préavis initial du 17 au 21 octobre comme une grève toujours programmée. Les organisations attendent cependant la publication d’un décret destiné à sécuriser les engagements obtenus, et maintiennent leur vigilance. Notre suivi du conflit social explique ce qui a changé. Pour les voyageurs, la suspension écarte ce motif national de perturbation, sans exclure les aléas propres à une compagnie, à un aéroport ou à la météo. Les droits en cas d’annulation dépendent de la cause effective et de la situation du billet, non de la seule existence passée d’un préavis.
Francfort : 252 postes avions visés par l’électrification au sol d’ici 2030
Une transformation moins spectaculaire qu’une nouvelle ligne aérienne peut pourtant changer le fonctionnement quotidien d’un grand hub. Fraport a annoncé le 16 octobre environ 8,7 millions d’euros de soutien du ministère allemand des Transports pour développer l’alimentation électrique des avions stationnés et l’air préconditionné dans les cabines. L’exploitant veut que les 252 postes de stationnement de Francfort disposent, d’ici 2030, d’une connexion au réseau électrique ou d’un groupe de parc mobile à batterie. Les installations d’air préconditionné, dites PCA, permettent de refroidir ou chauffer une cabine sans faire tourner aussi longtemps le groupe auxiliaire de puissance de l’avion, qui consomme du carburant. Les économies exactes ne sont pas chiffrées dans cette annonce ; il serait trompeur d’assimiler l’électrification au sol à la disparition des émissions d’un vol. Pour les compagnies, l’intérêt tient aussi à l’organisation des escales et à la disponibilité de ces équipements sur chaque poste.




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