Irak : tous les vols avec l’Iran suspendus dans quatre aéroports

Irak : tous les vols avec l’Iran suspendus dans quatre aéroports

L’Irak ne reçoit plus de vols en provenance ou à destination de l’Iran dans les quatre aéroports où ces liaisons étaient assurées. Après Bagdad, Najaf, Erbil et Souleimaniye ont rejoint le mouvement ce 25 septembre, sur fond de sanctions américaines visant le secteur aérien iranien.

Ce que l’on sait

Reuters rapporte, sur la base de sources et de médias d’État irakiens, que les vols avec l’Iran sont désormais suspendus à Bagdad, Najaf, Erbil et Souleimaniye. Najaf a annoncé une suspension jusqu’à nouvel ordre sur instruction des autorités. Le 22 septembre, l’Organisation de l’aviation civile iranienne avait déjà indiqué que Bagdad ne recevrait plus les vols des compagnies iraniennes et envisageait alors un report vers Najaf.

Cette solution de repli n’aura donc duré que quelques jours. Selon le programme de Najaf cité par Shafaq News, 18 des 20 vols prévus mercredi étaient liés à des villes iraniennes. L’impact y est donc particulièrement fort pour les pèlerinages, les voyagistes et l’activité de l’aéroport liée aux villes saintes irakiennes. L’espace aérien irakien n’est pas annoncé fermé : la mesure vise les liaisons avec l’Iran, et les autres vols intérieurs ou internationaux peuvent continuer.

Ce que cela change

La décision réduit fortement les possibilités de voyage aérien entre les deux pays, notamment pour le trafic religieux vers Najaf et les villes saintes irakiennes. Elle s’inscrit dans une pression croissante sur les compagnies iraniennes et les prestataires étrangers susceptibles de leur fournir carburant, assistance ou services aéroportuaires. L’effet des sanctions peut ainsi dépasser le seul nom de la compagnie : une liaison peut devenir difficile à opérer si l’accès au carburant, à la manutention ou à d’autres services au sol se complique.

Pour certains voyageurs, l’alternative pourra être un itinéraire via un hub du Golfe ou de Turquie, selon la nationalité, les visas et les horaires disponibles. Ces détours peuvent allonger le temps de voyage, accroître le risque de correspondance manquée et augmenter le coût du billet.

Pour les voyageurs en correspondance dans la région, l’enjeu dépasse les seules liaisons Irak–Iran. Les restrictions se multiplient alors que le conflit iranien perturbe déjà les réseaux du Golfe. AeroSillage suit également les ajustements de flotte de Qatar Airways dans ce contexte régional.

À surveiller

La durée des suspensions, d’éventuelles dérogations et l’évolution des restrictions dans les autres pays de la région seront déterminantes. Les voyageurs concernés doivent vérifier directement leur vol et les possibilités de réacheminement auprès de leur compagnie.

Sources

  • Reuters, 25 septembre 2026: suspensions à Erbil et Souleimaniye et état des quatre aéroports.
  • Najaf International Airport / Shafaq News, 25 septembre 2026: suspension jusqu’à nouvel ordre.
  • Organisation de l’aviation civile iranienne, 22 septembre 2026: restriction initiale à Bagdad.

Photo : Kharbaan Ghaltaan / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

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