Aller au contenu
LE JOURNAL DE L’AVIATIONÉDITION FRANÇAISE

Comprendre, décrypter, anticiper.

Accueil › Europe
Europe

Malaises sur un vol Eurowings entre Rhodes et Düsseldorf, trois passagers hospitalisés

Le vol Eurowings EW9631 de Rhodes à Düsseldorf a demandé une priorité à l’atterrissage après des malaises. Trois passagers hospitalisés, cause inconnue.

Eurowings Airbus A321 D-AIDP · 2026-08-06 · archive
Archive · Eurowings Airbus A321 D-AIDP · 06.08.2026 · recadrage / crop · André Gerwing / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0

Trois passagers du vol Eurowings EW9631, entre Rhodes et Düsseldorf, ont été conduits à l’hôpital après l’arrivée de leur avion, dimanche 18 octobre 2026. Plusieurs voyageurs s’étaient sentis fortement indisposés en plein vol. L’équipage a demandé une priorité à l’atterrissage et un important dispositif de secours a été déployé à l’aéroport allemand. L’origine des symptômes reste à déterminer.

Le vol ramenait des vacanciers de l’île grecque de Rhodes. À bord se trouvaient 212 passagers et sept membres d’équipage, selon les informations communiquées par Eurowings à RTL. L’appareil, un Airbus A321-200 immatriculé D-AIDT d’après les informations aéronautiques spécialisées, poursuivait sa route vers sa destination prévue lorsque plusieurs personnes ont été prises de malaise.

Une passagère interrogée par RTL raconte avoir remarqué qu’un voyageur assis derrière elle avait des nausées dès le début du trajet. Environ une heure après le décollage, elle aurait vu les membres du personnel de cabine porter des masques. Ce récit est celui d’une témoin, pas un relevé médical de l’ensemble des passagers. Les symptômes et le nombre exact de personnes touchées n’ont pas été détaillés par la compagnie.

À l’approche de Düsseldorf, les pilotes ont demandé à bénéficier d’une priorité à l’atterrissage, a confirmé Eurowings au radiodiffuseur public allemand WDR. L’avion n’a pas été dérouté : il a rejoint l’aéroport où il devait initialement se poser. Une priorité permet au contrôle aérien de faciliter l’arrivée d’un avion dont les occupants ont besoin d’assistance, sans impliquer nécessairement une défaillance technique.

Une alerte sanitaire préventive sur le tarmac

À Düsseldorf, l’aéroport a déclenché une alerte dite MANV, acronyme allemand désignant une situation susceptible d’impliquer de nombreuses victimes ou personnes à soigner. L’objectif était de prévoir suffisamment de moyens avant de connaître le nombre réel de malades. Selon l’aéroport interrogé par WDR, huit véhicules des pompiers de l’aéroport ont été mobilisés, avec l’appui de la brigade professionnelle de Düsseldorf et d’ambulances. Les équipes ont rejoint l’avion sur l’aire de stationnement après son atterrissage, dans la soirée du 18 octobre.

Le bilan s’est révélé plus limité que ne le laissait craindre l’alerte. Trois passagers ont été examinés et pris en charge sur place, puis se sont rendus à l’hôpital par précaution, selon Eurowings. Les autres voyageurs ont pu rentrer chez eux. À Düsseldorf, le gestionnaire de l’aéroport a indiqué que l’intervention n’avait pas perturbé son exploitation.

La fin du trajet a néanmoins été longue pour certains occupants. D’après une passagère citée par RTL, une annonce du cockpit les a informés que des soignants les attendaient au sol. Après l’arrivée, trois personnes portant des équipements de protection seraient montées à bord pour interroger les voyageurs sur leurs symptômes. La témoin estime que les passagers sont restés dans l’avion environ une heure et demie avant de débarquer, vers 23 h 30. Ce déroulement décrit une expérience individuelle et n’a pas été précisé dans le communiqué de la compagnie.

Une possible infection digestive, sans confirmation

Des sources locales et spécialisées ont évoqué des troubles gastro-intestinaux et l’hypothèse d’un norovirus, un virus pouvant provoquer une gastro-entérite accompagnée notamment de vomissements et de diarrhées. Cette piste ne constitue pas un diagnostic. Eurowings a déclaré le 19 octobre que la cause des indispositions était encore inconnue et qu’elle examinerait les circonstances de l’événement.

La distinction a des conséquences concrètes. Des personnes peuvent tomber malades durant un même vol à la suite d’une exposition antérieure à l’embarquement ; une apparition rapprochée de symptômes ne permet donc pas à elle seule de situer une éventuelle contamination dans la cabine. L’analyse des horaires d’apparition, des contacts et d’éventuelles expositions communes serait nécessaire pour départager les scénarios.

Partager

LA PAROLE AUX LECTEURS

Échangeons sur cet article.

Une question, une précision, un point de vue ? Partagez-le avec nous.

Laisser un commentaire

Votre commentaire sera publié après validation par la rédaction. Votre adresse email ne sera pas affichée.

Un lien personnel vous sera envoyé par email pour modifier ou supprimer votre commentaire, sans créer de compte.

Politique de confidentialité