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Crash d’un Learjet en Floride, neuf morts à Greenacres

Neuf personnes sont mortes dans le crash d’un Learjet 60 le 1er novembre à Greenacres, en Floride. Le NTSB relève des indices de dislocation avant l’impact ; un blessé au sol et jusqu’à 600 riverains déplacés sont également signalés.

Crash scene at a residential property in Greenacres, Florida, on November 1, 2026.
Photo: AeroSillage

Neuf personnes sont mortes le 1er novembre 2026 dans le crash d’un Learjet 60 à Greenacres, en Floride. Le NTSB a relevé des indices d’une possible dislocation de l’avion avant l’impact, sans en établir la cause. Une personne a également été blessée au sol. Dans le quartier voisin, entre 400 et 600 habitants ont dû quitter leur domicile. La route Military Trail reste fermée près du lieu de l’accident.

Le NTSB examine une possible dislocation avant l’impact

Le 2 novembre, Tom Chapman, membre du National Transportation Safety Board (NTSB), a décrit des signes de rupture de l’appareil en vol. Selon lui, les enquêteurs pourraient retrouver certaines pièces à distance du cratère. Il ne s’agit cependant que d’une piste : le bureau américain d’enquête n’a établi ni la séquence exacte ni la cause de cette possible dislocation.

Le Learjet immatriculé N722BD était exploité par Aurora Aviation sous le nom commercial Upper Jet, précise le dossier officiel ERA27MA026. À bord se trouvaient deux pilotes et sept passagers. Tous ont péri lorsqu’il a frappé le sol, vers 12 h 50, près de Military Trail et de 10th Avenue North.

Une vingtaine de spécialistes du NTSB participent aux investigations. Leur travail porte sur la structure de l’avion, ses systèmes, les communications radio et les conditions météorologiques. Les premiers constats doivent encore être confrontés aux débris et aux données de vol.

Du givrage signalé, puis une descente extrêmement rapide

Le jet avait décollé d’Austin-Bergstrom, au Texas, à destination de North Eleuthera, aux Bahamas. Selon les relevés de Flightradar24, il a quitté Austin à 15 h 37 UTC et s’est écrasé vers 17 h 49 UTC. En Floride, il était alors environ 12 h 49.

Avant l’accident, les pilotes avaient signalé du givrage, des précipitations et des turbulences modérées vers 35 000 pieds d’altitude. Le givrage désigne la formation de glace sur certaines surfaces de l’avion. L’équipage a ensuite demandé à monter à 37 000 pieds afin de trouver de meilleures conditions de vol.

Peu après l’autorisation de montée, les pilotes ont annoncé une descente rapide et une vitesse excessive. Un appel de détresse a suivi. Dans les dernières données reçues par Flightradar24, la vitesse verticale dépasse ponctuellement 32 000 pieds par minute. Il s’agit d’un relevé de suivi, pas d’une mesure définitivement validée par le NTSB.

Ces messages renseignent les dernières minutes du vol. En revanche, ils ne prouvent pas que la glace ou les turbulences ont provoqué la chute. L’enquête devra notamment déterminer si une défaillance technique, les conditions rencontrées ou un autre enchaînement a joué un rôle.

Une personne blessée au sol et jusqu’à 600 riverains déplacés

Le bilan a évolué depuis les premières annonces des autorités. Lors du point presse du 2 novembre, Timothy Monville, responsable de l’enquête, a fait état d’une personne blessée à la jambe. Elle se trouvait dans un véhicule quittant une zone voisine de l’impact. Aucun décès au sol n’a été confirmé.

Pour les habitants du parc de maisons mobiles voisin, la difficulté immédiate est l’accès au quartier. Entre 400 et 600 personnes ont été déplacées, selon les estimations rapportées par un reportage de WPTV diffusé sur WFLX. Certaines ne peuvent toujours pas récupérer leur voiture, leurs vêtements ou leurs outils de travail.

Environ 50 personnes ont passé la nuit de dimanche à lundi au centre communautaire de Greenacres. Deux lieux d’accueil avaient d’abord été envisagés, avant un regroupement sur un seul site. Le commissaire local Joel Flores précise que l’entrée du quartier se trouve contre la zone des recherches. Dès lors, les riverains ne pourront rentrer qu’après sa sécurisation.

La rupture d’une conduite d’eau et les coupures d’électricité ont ajouté des difficultés aux déplacements. Des habitants risquent également de retrouver des aliments perdus faute de réfrigération. Ces conséquences matérielles s’ajoutent à l’incertitude sur la durée de l’évacuation.

Le cratère et la recherche d’un enregistreur ralentissent l’enquête

L’impact a ouvert un vaste cratère dans la chaussée de Military Trail. Or, les fortes pluies l’ont rempli d’eau, compliquant la récupération des pièces les plus lourdes. Les enquêteurs doivent ainsi dégager l’épave, repérer les fragments et documenter leur position avant de poursuivre leurs analyses.

Le NTSB cherche aussi à savoir si l’appareil transportait un enregistreur des conversations du cockpit. Les dossiers de maintenance montrent qu’un tel équipement avait été installé. Toutefois, l’agence ne peut pas encore confirmer sa présence à bord le jour du crash. Sa récupération pourrait éclairer les derniers échanges entre les pilotes, sans garantir à elle seule une explication.

Pour obtenir d’autres éléments, les enquêteurs sollicitent les témoins et les détenteurs de vidéos. Selon la procédure officielle du NTSB, les témoins peuvent envoyer leurs observations, photos ou vidéos à witness@ntsb.gov. L’agence demande de ne pas déplacer les débris éventuellement retrouvés. L’enquête officielle reste ouverte.

Military Trail fermée, le retour des habitants encore incertain

Sur le réseau routier, la fermeture de Military Trail concerne le tronçon entre 10th Avenue North et Purdy Lane/Alameda Drive. Les services du comté conseillent Haverhill Road ou Kirk Road aux automobilistes qui circulent du nord au sud. Aucun horaire de réouverture n’était confirmé dans les derniers avis consultés.

Le lycée John I. Leonard avait fermé lundi 2 novembre, en raison des interventions à proximité. Pour les habitants évacués, les autorités n’annoncent pas non plus de date générale de retour. Le comté de Palm Beach devra concilier la remise en état de la route, la sécurisation du quartier et les constatations des enquêteurs.

À Greenacres, l’accès aux logements et la circulation sur Military Trail restent ainsi liés au dégagement du cratère et à l’achèvement des premières opérations sur l’épave.

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