Mise à jour le 7 octobre 2026.
Les 25 personnes qui se trouvaient à bord de l’ATR 42 de la Nigerian Air Force (NAF) accidenté lundi 5 octobre près d’Igbokoda, dans l’État d’Ondo, ont péri. L’armée de l’air a corrigé le bilan initial : l’appareil transportait 20 passagers et cinq membres d’équipage, et non 32 personnes comme annoncé dans les premières heures. Le président Bola Tinubu a ordonné une enquête approfondie sur les causes du crash.
La révision du bilan est importante : les premières informations communiquées par les autorités faisaient état de 32 personnes à bord, soit 25 passagers et sept membres d’équipage. La Nigerian Air Force a ensuite confirmé que le nombre réel d’occupants était de 25, tous décédés. Reuters et Associated Press ont rapporté cette correction sur la base des nouvelles informations officielles.
Le contact perdu pendant un vol vers Lagos
L’ATR 42 effectuait une mission qualifiée de routine entre Benin City et Lagos lorsqu’il a cessé de répondre aux contrôleurs aériens. Selon le ministre nigérian de l’Aviation et du Développement aérospatial, Festus Keyamo, le contact a été perdu vers 9 h 13, heure locale. Les tentatives pour joindre l’équipage par radio sont restées sans réponse.
L’épave a ensuite été localisée près d’Igbokoda, dans une zone côtière de l’État d’Ondo, à proximité d’une base navale. Les opérations de recherche et de sauvetage ont mobilisé plusieurs services. La Nigerian Air Force a finalement confirmé qu’il n’y avait aucun survivant parmi les 20 passagers et cinq membres d’équipage.
L’appareil impliqué est un ATR 42 exploité par la Nigerian Air Force. Ce bimoteur turbopropulsé peut être utilisé dans différentes configurations, notamment pour le transport, la surveillance et le renseignement.
Une enquête militaire, avec un soutien civil possible
Le président Bola Tinubu a demandé à l’armée de l’air de lancer immédiatement une enquête approfondie afin d’établir les causes de l’accident et d’en tirer les enseignements de sécurité. À ce stade, aucune cause officielle n’a été annoncée.
Le Nigerian Safety Investigation Bureau (NSIB), organisme civil chargé des enquêtes de sécurité dans les transports, a rappelé qu’un accident militaire relève d’abord de la Nigerian Air Force. Il s’est toutefois déclaré prêt à apporter une assistance technique si l’armée lui en fait officiellement la demande.
Cette aide pourrait comprendre le déploiement d’enquêteurs et l’exploitation des enregistreurs de vol dans le Flight Safety Laboratory du NSIB, si ceux-ci sont récupérés en état exploitable.
Trois jours de deuil national
Après la confirmation du bilan de 25 morts, le président Tinubu a décrété trois jours de deuil national et ordonné la mise en berne des drapeaux. La catastrophe compte parmi les accidents aériens militaires les plus meurtriers récemment enregistrés au Nigeria.
Les circonstances précises de la perte de contact, la séquence ayant conduit à l’impact et la cause technique, opérationnelle ou environnementale éventuelle restent à déterminer.
Sources
Nigerian Air Force ; présidence nigériane ; Reuters, 5–7 octobre 2026 ; Associated Press, 5–6 octobre 2026 ; Nigerian Safety Investigation Bureau.




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