Un Mirage 2000D s’écrase près de Nancy, un militaire mort et le second recherché
Un Mirage 2000D de Nancy-Ochey s’est écrasé mardi soir en Meurthe-et-Moselle. Un militaire est mort et les recherches se poursuivent pour le second occupant.

Un Mirage 2000D de l’armée de l’Air et de l’Espace s’est écrasé mardi 20 octobre 2026 vers 22 h 40 près de Rogéville, en Meurthe-et-Moselle. Un corps a été retrouvé, sans identification officielle à ce stade, et les recherches se poursuivaient mercredi pour retrouver le second membre d’équipage. Le chasseur biplace, basé à Nancy-Ochey, revenait d’une mission d’entraînement lorsque le contact a été perdu.
Dans son communiqué du 21 octobre, l’armée précise que l’avion appartenait à l’escadron de chasse 2/3 « Champagne », stationné sur la base aérienne 133 de Nancy-Ochey. L’armée n’avait pas précisé lequel des deux postes à bord était occupé par le militaire retrouvé.
Une perte de contact au retour de mission
L’appareil ne transportait aucun armement, a précisé à franceinfo le colonel David Pappalardo, porte-parole de l’armée de l’Air et de l’Espace, selon L’Est Républicain. Le porte-parole décrit un équipage composé d’un jeune pilote et d’un navigateur officier systèmes d’armes expérimenté. D’après les premiers éléments, au moins l’un des deux aviateurs n’aurait pas pu s’éjecter, sans que le sort du second soit établi.
Le maire de Pont-à-Mousson, Henry Lemoine, a situé les recherches entre Rogéville, Domèvre-en-Haye et Tremblecourt. Son premier récit évoquait 23 h 35, un horaire différent de celui retenu ensuite par l’armée. Les débris ont été repérés par drone et un poste de commandement a été installé à Rogéville. Pompiers, gendarmes, militaires de Nancy-Ochey et hélicoptère ont participé aux opérations. Plusieurs habitants ont signalé une détonation et une boule de feu ; ces témoignages ne déterminent pas les causes de la chute de l’appareil.
Le Mirage 2000D est un avion de combat biplace spécialisé dans les missions air-sol. Dans son cockpit, le pilote occupe la place avant et l’officier systèmes d’armes la place arrière ; ce dernier contribue notamment à la navigation et à l’emploi des armements. La présence de ces deux aviateurs explique l’importance des recherches menées après la découverte du premier corps.
Deux enquêtes, l’une de sécurité et l’autre judiciaire, ont été ouvertes pour établir les circonstances de l’accident. Au dernier point officiel consulté, le second aviateur restait recherché et la cause du crash n’était pas déterminée.
Mis à jour le 21 octobre 2026 à partir du communiqué officiel et des précisions apportées par le porte-parole de l’armée de l’Air et de l’Espace.




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