Airbus vend 75 A320neo à ACG : des avions réservés jusqu’en 2035

Soixante-quinze Airbus A320neo supplémentaires viennent d’être commandés, mais leurs premiers créneaux de livraison ne débuteront qu’en 2032. Le contrat ferme annoncé le 16 octobre par Aviation Capital Group, jusqu’en 2035, illustre le défi de l’industrie aéronautique : les compagnies ont besoin d’avions modernes, mais l’accès aux chaînes d’assemblage se négocie de nombreuses années à l’avance.
ACG, filiale du japonais Tokyo Century, présente cette commande comme la plus importante de ses presque quarante années d’existence. Elle porte sur la famille A320neo et prévoit des droits de conversion entre variantes. Airbus et le loueur ne précisent pas combien des 75 avions seront des A320neo ou des A321neo : toute ventilation serait donc une estimation non confirmée.
La commande fait écho à l’opération Avolon analysée par AeroSillage. Les loueurs occupent une place déterminante sur ce marché. En achetant des appareils puis en les mettant à disposition de compagnies aériennes, ils permettent à ces dernières de renouveler leur flotte sans devoir acheter directement chaque avion. L’accès à un créneau de livraison devient lui-même un actif recherché : un transporteur peut vouloir plus de capacité en 2033 sans avoir aujourd’hui la certitude d’obtenir un appareil neuf au bon moment.
Au 30 juin 2026, Aviation Capital Group déclarait 118 avions de la famille A320neo dans sa flotte. Après ce nouveau contrat, ses commandes restant à livrer pour cette famille atteignent 115 appareils. Airbus comptabilise, lui, 190 commandes historiques de la famille passées par ACG. Ces trois chiffres décrivent des réalités différentes, entre avions déjà présents, avions attendus et achats cumulés.
Les délais tiennent à la forte demande, mais aussi à la complexité des chaînes de production, qui dépendent des moteurs, des équipements de cabine et de milliers de pièces. Un contrat ferme ne préjuge pas de la capacité à tenir chaque date sans ajustement. Pour les voyageurs, l’annonce ne signifie pas une nouvelle route demain ; elle montre comment se décide dès aujourd’hui la flotte qui les transportera dans les années 2030.
Sources : Airbus, 16 octobre ; Aviation Capital Group.




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