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Roissy-CDG, premier aéroport de l’Union européenne et fierté française

Roissy-CDG est le premier aéroport de l’Union européenne par son trafic et le meilleur aéroport d’Europe selon Skytrax 2026. Entre nouveau plan des terminaux et CDG Express, le hub français prépare son avenir.

Terminal 1 de Paris-Charles-de-Gaulle illuminé la nuit en bleu, blanc et rouge.
Photo : Philippe Stroppa / Studio Pons pour Groupe ADP.

Avec plus de 72 millions de passagers en 2025, Paris-Charles-de-Gaulle est le premier aéroport de l’Union européenne. En mars 2026, Skytrax l’a également désigné meilleur aéroport d’Europe pour la cinquième année consécutive et sixième au monde. À Roissy, au nord-est de Paris, ces distinctions consacrent une réussite française bâtie autour d’Air France, de milliers de professionnels et d’un réseau mondial. Le Groupe ADP prépare une nouvelle organisation des terminaux pour mars 2027, tandis que le CDG Express doit rapprocher la capitale de son principal aéroport.

Roissy-Charles-de-Gaulle appartient à cette catégorie rare d’infrastructures qui donnent à un pays une dimension internationale. Chaque jour, des appareils y arrivent avec des touristes, des voyageurs d’affaires, des familles ou des passagers qui repartiront quelques heures plus tard vers un autre continent. D’autres prennent leur envol depuis la région parisienne vers les grandes métropoles du monde.

Derrière les avions, une organisation considérable travaille à rendre ces déplacements possibles. Contrôleurs aériens, mécaniciens, agents d’escale, personnels de sûreté, bagagistes et équipes de maintenance font vivre une plateforme devenue indispensable à l’économie française. La première place dans l’Union européenne et la reconnaissance de Skytrax récompensent deux dimensions distinctes : le volume de trafic, d’une part, et l’expérience des passagers, de l’autre.

Avec 72 millions de passagers, Roissy-CDG domine le trafic de l’Union européenne

En 2025, selon Airports Council International Europe, Charles-de-Gaulle a accueilli 72,02 millions de passagers, soit 2,5 % de plus qu’en 2024. À l’échelle géographique de l’Europe, Londres-Heathrow et Istanbul se classent devant lui. Ni le Royaume-Uni ni la Turquie ne font toutefois partie des vingt-sept États membres : Roissy est le premier aéroport de l’Union européenne, devant Amsterdam-Schiphol et Madrid-Barajas.

Cette position traduit la capacité de la France à attirer des liaisons aériennes, des voyageurs et des activités économiques. La marque Paris Aéroport associe Charles-de-Gaulle à Orly. Ensemble, les deux plateformes ont accueilli près de 107 millions de voyageurs en 2025, chacune avec son rôle : Roissy comme grand hub intercontinental, Orly avec son important réseau domestique, européen et international.

Le graphique ci-dessous met en perspective cette première place parmi les aéroports de l’Union européenne. Il compare des volumes de voyageurs, non des notes de qualité de service.

LE CLASSEMENT DE L’UNION EUROPÉENNE

Roissy-CDG en tête

Trafic 2025 en millions de passagers

Paris-CDG72,03 M
Amsterdam-Schiphol68,77 M
Madrid-Barajas68,12 M
Francfort63,19 M
Barcelone-El Prat57,48 M

Sources : ACI Europe et CBS / Eurostat, trafic 2025. Infographie AeroSillage FR.

Air France a fait de Charles-de-Gaulle un carrefour entre les continents

Un grand aéroport peut recevoir des millions de voyageurs sans être un véritable hub. Roissy dispose de cette dimension supplémentaire : les lignes s’y rejoignent, se complètent et permettent des correspondances vers d’autres continents.

Air France a construit à Charles-de-Gaulle son principal centre de correspondances. Un voyageur peut rejoindre Paris depuis une ville française ou européenne, puis embarquer vers l’Amérique du Nord, l’Afrique ou l’Asie. L’itinéraire paraît simple sur un billet, mais demande une coordination serrée entre les vols, les postes de stationnement, les bagages, les équipages et les contrôles.

Selon le Groupe ADP, plus de 30 % des passagers de CDG sont en correspondance. Ce fonctionnement relie indirectement de nombreuses villes françaises à un réseau mondial de destinations. L’atout de Roissy est aussi celui des territoires desservis par ce réseau.

Skytrax 2026 distingue le meilleur aéroport d’Europe

Voyageurs dans la salle d’embarquement du terminal 2F de Paris-Charles-de-Gaulle.

La fréquentation mesure la puissance d’un hub. Pour apprécier la qualité du voyage, les avis des passagers offrent une autre lecture. Le 18 mars 2026, Skytrax a désigné Paris-CDG meilleur aéroport d’Europe pour la cinquième année consécutive. Il occupe également la sixième place mondiale du classement 2026, contre la septième en 2025.

La distinction repose sur une enquête internationale auprès des voyageurs portant sur leur expérience aéroportuaire. Elle reconnaît les progrès de la plateforme dans l’accueil, le confort, l’information et les services. Paris-Orly obtient lui aussi un prix : celui de meilleur aéroport régional d’Europe en 2026. Pour les deux grandes portes aériennes franciliennes, ces récompenses sont un encouragement à continuer d’améliorer le parcours passager.

Les 90 000 professionnels de Roissy font vivre cette réussite française

Panorama architectural de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle.

La puissance de l’aéroport ne se résume ni aux pistes ni à la flotte des compagnies aériennes. Dans sa présentation de la future signalétique, le Groupe ADP évoque 90 000 salariés et 900 entreprises travaillant sur la plateforme. Une ville de métiers s’active chaque jour autour des voyageurs et des avions.

Maintenance, traitement des bagages, sûreté, fret, restauration, informatique, nettoyage ou assistance aux passagers : chaque profession contribue à la fiabilité de l’ensemble. Un transfert de bagage réussi, une porte indiquée sans ambiguïté ou une correspondance facilitée peuvent sembler modestes. Multipliez-les par des millions de voyages : ils deviennent un savoir-faire national.

Le trafic de Roissy en 2026 reste proche de son niveau de 2025

Au cours des neuf premiers mois de 2026, les chiffres officiels du Groupe ADP font état de 54 406 286 passagers à CDG, soit un niveau presque inchangé par rapport à 2025 (-0,2 %). En septembre, l’aéroport enregistre 6 223 860 voyageurs, en hausse de 1,5 % sur un an.

Sur la même période de neuf mois, Orly accueille 26,48 millions de passagers et les deux plateformes totalisent 80,89 millions de voyageurs. ADP prévoit une légère baisse du trafic annuel cumulé de ses deux aéroports parisiens en 2026, sans fournir de taux définitif ni de prévision distincte pour CDG. La dynamique de long terme se lira surtout dans la qualité du réseau aérien et les transformations engagées.

En mars 2027, Roissy simplifiera les noms de ses terminaux

Passerelle vitrée et voyageurs dans l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle.

Pour des millions de voyageurs, le prochain changement sera visible dès l’arrivée. Le 8 décembre 2025, ADP a annoncé une nouvelle dénomination des terminaux, avec une mise en service prévue en mars 2027.

Les noms composés de chiffres et de lettres laisseront la place à des terminaux numérotés de 1 à 7. Le terminal 1 conservera son nom. Les salles d’embarquement seront désignées par des lettres, et chaque parking reprendra le numéro du terminal qu’il dessert. Le passager pourra suivre une succession plus claire d’indications, de l’accès routier ou ferroviaire à sa porte.

Plan officiel de Paris-Charles-de-Gaulle en février 2026, avec les terminaux et principaux accès.

La réforme porte sur les installations existantes : elle ne correspond pas à la construction de sept nouveaux terminaux. ADP annonce plus de 3 000 panneaux à modifier dans les bâtiments, auxquels s’ajoutent la signalétique des parkings, les indications routières et des systèmes informatiques. Le plan officiel de février 2026 décrit l’organisation actuelle et ne doit pas être présenté comme le plan définitif des terminaux renumérotés.

CDG Express doit rapprocher Paris de son principal aéroport

Le CDG Express, dont l’ouverture est annoncée pour le 28 mars 2027, doit relier la gare de Paris-Est à Charles-de-Gaulle en vingt minutes. Cette nouvelle desserte proposera aux voyageurs un accès ferroviaire direct depuis la capitale.

Son intérêt est aussi d’achever le trajet : rejoindre Roissy rapidement, comprendre la nouvelle signalétique, trouver son terminal puis sa porte d’embarquement. L’infrastructure aérienne et l’accès terrestre auront ainsi progressé dans la même direction, celle d’un parcours plus simple.

Voies d’accès et infrastructures de Paris-Charles-de-Gaulle au crépuscule.

Paris Aéroport veut faire de l’hospitalité une signature française

Roissy a la puissance d’un hub mondial et la reconnaissance des voyageurs. Ces deux réussites ne sont pas l’œuvre d’un seul acteur. Elles réunissent les investissements du Groupe ADP, le réseau d’Air France, les compagnies partenaires et le travail quotidien de dizaines de milliers de personnes.

La prochaine étape se jouera dans des détails très concrets : moins d’hésitations devant un panneau, une correspondance plus simple, un accès ferroviaire mieux intégré. En mars 2027, lorsque les voyageurs découvriront la nouvelle dénomination des terminaux et la liaison CDG Express, la promesse de Paris Aéroport sera facile à éprouver : arriver plus facilement, trouver son chemin plus vite et voyager dans de meilleures conditions.

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