Mise à jour le 7 octobre 2026.
Un Let L-410 exploité par Tracep Congo Aviation s’est écrasé le 25 septembre à Kenge, dans l’ouest de la République démocratique du Congo, faisant 17 morts sans survivant. Depuis, la boîte noire a été retrouvée et transférée à Kinshasa pour exploitation. Une enquête de sécurité du BPEA est en cours et le ministère de la Justice a également ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Ce que l’on sait
L’appareil, immatriculé 9S-GUC, effectuait une liaison de Kikwit vers Kinshasa-N’Dolo. Selon les autorités provinciales, 17 personnes se trouvaient à bord. L’avion a rencontré des difficultés en vol et a tenté de se poser à Kenge avant de s’écraser dans une parcelle résidentielle et de prendre feu. Aucun décès n’a été signalé au sol.
Le bilan, initialement annoncé à 13 morts, a été révisé à 17 après l’extinction de l’incendie. Deux hauts responsables de la justice militaire congolaise figuraient parmi les victimes.
La boîte noire retrouvée et ramenée à Kinshasa
Les recherches menées après l’accident ont permis de retrouver l’enregistreur de vol. Selon Actualite.cd, la boîte noire a été ramenée à Kinshasa afin d’être exploitée par les enquêteurs. Son analyse pourrait aider à reconstituer les dernières phases du vol et à préciser la nature des difficultés rencontrées avant l’impact.
La récupération de l’enregistreur constitue une avancée importante, mais elle ne permet pas encore d’attribuer une cause au crash. Les autorités n’ont publié aucune conclusion technique définitive.
Une enquête de sécurité et une enquête judiciaire
Le Bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents d’aviation (BPEA) a ouvert une enquête de sécurité dès le 25 septembre et dépêché des enquêteurs sur place. Le ministère de la Justice a ensuite ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire destinée à établir les faits, les circonstances et les responsabilités éventuelles.
Le vice-Premier ministre chargé des Transports a également demandé à l’Autorité de l’aviation civile et à la Régie des voies aériennes des informations sur l’état technique du 9S-GUC, son dernier contrôle de navigabilité et les circonstances de l’accident.
Le certificat de Tracep Congo Aviation suspendu
Le ministère des Transports a ordonné la suspension du certificat de transporteur aérien de Tracep Congo Aviation dans l’attente des résultats de l’enquête. Cette mesure place également sous examen la situation générale de l’exploitant.
L’accident intervient environ deux mois après la perte d’un autre Let L-410 exploité par Tracep dans l’est du pays après un problème moteur. Deux accidents rapprochés justifient un examen renforcé, sans permettre d’affirmer qu’ils ont une cause commune.
Le contexte réglementaire
Les transporteurs certifiés par les autorités de la RDC figurent sur la liste de sécurité aérienne de l’Union européenne en raison de préoccupations portant sur la capacité de surveillance de l’autorité nationale. Cette inscription ne permet pas d’établir la cause de l’accident de Kenge, mais elle éclaire l’environnement de supervision dans lequel l’exploitant opère.
Ce qui reste à déterminer
L’enquête devra notamment préciser la nature de la difficulté rencontrée en vol, la séquence de la tentative d’atterrissage, l’état de l’appareil et les informations contenues dans l’enregistreur retrouvé. Les autorités congolaises ont également rejeté les spéculations non étayées sur un éventuel sabotage.
Sources
BPEA et ministère des Transports de la RDC ; ministère de la Justice ; ACP ; Actualite.cd, 27–29 septembre 2026 ; Radio Okapi ; Commission européenne.
Photo d’illustration : BlueSalo / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 : Let L-410 photographié à Kikwit ; il ne s’agit pas de l’appareil 9S-GUC.




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