Un Boeing 767 de LATAM effectue une descente d’urgence : les masques à oxygène se déploient
Un Boeing 767 de LATAM reliant Lima à São Paulo a fait demi-tour le 16 octobre 2026 après un problème de pressurisation signalé en vol.

Les masques à oxygène se sont déployés dans la cabine du vol LATAM LA2424, vendredi 16 octobre 2026, alors que le Boeing 767 reliait Lima à São Paulo. L’équipage a engagé une descente d’urgence avant de faire demi-tour vers le Pérou. Les passagers sont finalement revenus à leur point de départ, tandis que la compagnie devait trouver un autre appareil pour achever le voyage.
Selon le compte rendu de The Aviation Herald, repris par Airportia, le Boeing 767-300 immatriculé CC-CWV volait à environ 33 000 pieds, soit 10 000 mètres, à quelque 300 milles nautiques au sud-est de Lima lorsque l’équipage a entrepris la descente à la suite d’une perte de pression en cabine. L’avion s’est stabilisé vers 10 000 pieds, soit approximativement 3 000 mètres, puis a regagné l’aéroport Jorge Chávez. Il s’est posé sans incident sur la piste 16R, environ une heure quarante-cinq après son départ.
Pour les voyageurs, la sortie des masques et la perte rapide d’altitude ont marqué les moments les plus visibles de l’événement. Cette descente n’était pourtant pas une chute libre : lorsqu’une cabine ne peut plus maintenir une pression adaptée, les pilotes cherchent à rejoindre rapidement une altitude où l’air extérieur est suffisamment dense pour respirer sans oxygène supplémentaire. Les masques assurent la transition. Leur déploiement renseigne sur la gravité de la situation à traiter, mais pas sur la pièce éventuellement à l’origine du problème.
Dans une déclaration rapportée le 16 octobre par La República, LATAM Airlines Perú a confirmé un incident technique, l’activation des procédures de sécurité et un atterrissage sans difficulté. La compagnie n’a pas précisé la cause de l’anomalie dans cette communication. Le problème de pressurisation a été évoqué par les sources du quotidien et décrit dans le compte rendu aéronautique, sans qu’un diagnostic mécanique détaillé ait été publié.
Au sol, LATAM a indiqué avoir fourni une assistance aux passagers et remplacé l’appareil pour poursuivre le trajet. Les données rapportées par The Aviation Herald identifient le Boeing 767-300 de remplacement comme le CC-CWF : il a rejoint São Paulo avec environ six heures et quinze minutes de retard. C’est une conséquence concrète qui manquait aux premiers bilans. En revanche, la nature précise de l’assistance fournie et la situation de chaque voyageur ne sont pas détaillées publiquement.
Le premier Boeing, CC-CWV, était encore au sol à Lima environ vingt-six heures après son atterrissage, selon le suivi cité par Airportia le 17 octobre. Cette immobilisation montre que l’incident ne s’est pas achevé, pour l’exploitation, au moment où les passagers ont débarqué. Elle ne suffit toutefois pas à établir quelle intervention technique a été nécessaire. À ce stade, le bilan est celui d’un retour maîtrisé, d’un vol poursuivi avec un autre appareil et d’un retard conséquent à destination, tandis que l’origine exacte de la dépressurisation reste à préciser.




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