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Un Airbus A340 d’Edelweiss contraint de revenir à Zurich : son train d’atterrissage refuse de rentrer

Le vol Edelweiss WK34 est revenu à Zurich après un problème de train central. L’A340 HB-JMC est ensuite reparti et a rejoint Punta Cana.

Airbus A340-300 HB-JMC d'Edelweiss photographié sur le tarmac de Zurich
Photo d’archives : Airbus A340-300 Edelweiss HB-JMC à Zurich, le 10 juillet 2023. © Remo Schmitter / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Les passagers du vol Edelweiss WK34 ont vu leur voyage vers les Caraïbes s’interrompre peu après le décollage de Zurich, samedi 17 octobre 2026. Sur l’Airbus A340-300 HB-JMC, le train d’atterrissage central n’était pas rentré normalement. L’équipage a renoncé à poursuivre vers Punta Cana, largué du carburant au-dessus des Alpes puis ramené l’appareil à Zurich. Quelques heures plus tard, pourtant, ce même A340 a repris son vol et atteint la République dominicaine.

Le problème de train a été confirmé par un porte-parole d’Edelweiss cité dans la presse suisse. AIRLIVE évoque une alerte indiquant que des trappes de train n’étaient pas fermées ; The Aviation Herald, repris par Airportia, décrit un train qui ne pouvait pas être rétracté. Ces informations situent l’anomalie dans le système du train, sans établir quelle pièce était en cause.

Après le décollage de la piste 16, l’équipage a interrompu sa montée vers 8 000 pieds et effectué une attente afin d’évaluer la situation. L’avion est ensuite monté vers 22 000 pieds, avant de revenir se poser sur la piste 34 de Zurich environ 90 minutes après son départ, selon The Aviation Herald. Le choix du retour ne tenait pas seulement à l’anomalie : chargé en carburant pour une longue traversée, le quadriréacteur devait aussi retrouver une masse compatible avec l’atterrissage.

Edelweiss a indiqué que l’équipage avait procédé à un largage de carburant au-dessus des Alpes. Sur un long-courrier contraint de rentrer tôt, cette manœuvre permet d’alléger l’avion lorsque la masse au décollage dépasse celle normalement admise pour se poser. Elle ne signifie pas qu’un crash était imminent. Des médias suisses situent le largage dans plusieurs secteurs alpins, notamment vers la Jungfrau et le Titlis. aeroTELEGRAPH confirme également la reprise du trajet dans l’après-midi.

La particularité de l’A340-300 est de disposer, outre les trains principaux sous les ailes, d’un train central sous le fuselage, destiné à mieux répartir les charges. S’il reste sorti ou si ses trappes ne se ferment pas correctement, la traînée et les limitations opérationnelles peuvent compromettre un vol transatlantique. Le retour à Zurich a permis de faire examiner l’appareil ; les informations disponibles ne détaillent toutefois ni l’intervention technique réalisée ni l’origine définitive du défaut.

La suite apparaît dans l’historique de WK34 sur Flightradar24 : après le premier départ interrompu, HB-JMC a redécollé à 15 h 10 UTC et s’est posé à Punta Cana à 23 h 54 UTC. La liaison a ainsi été assurée avec le même avion, en retard mais sans annulation définitive. Les données de suivi ne permettent pas, à elles seules, de déterminer précisément les mesures prises pour les passagers durant l’attente.

Le vol WK34 illustre un cas où un incident technique impose une interruption spectaculaire sans empêcher nécessairement l’appareil de reprendre le service le jour même. Pour les voyageurs, la conséquence vérifiable reste le retard à destination ; toute éventuelle indemnisation dépend notamment des circonstances de l’incident et de l’heure réelle d’arrivée.

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