La Force aérienne d’autodéfense japonaise (JASDF) a confirmé mercredi 16 septembre la perte d’un de ses trois drones de surveillance stratégique RQ-4B Global Hawk. L’appareil s’est écrasé en mer du Japon, à environ 50 kilomètres au nord de la préfecture de Tottori, après une perte de liaison survenue la veille.
Un problème de communication juste avant la disparition
Selon la chronologie communiquée par les autorités japonaises, le Global Hawk avait décollé de la base aérienne de Misawa, dans la préfecture d’Aomori, mardi 15 septembre vers 10 h 20. Un problème de connexion avec les équipements de communication est apparu vers 12 h 55. Trois minutes plus tard, la trace radar de l’appareil disparaissait au-dessus des eaux internationales.
Des moyens importants ont alors été engagés pour rechercher l’aéronef. La garde côtière japonaise puis des appareils des forces d’autodéfense ont repéré des débris flottants au large de Tottori. Après analyse des photographies de ces éléments, la JASDF a officiellement conclu mercredi que le drone s’était écrasé.
Une mission opérationnelle, pas un entraînement
Les autorités ont précisé que l’appareil effectuait une mission et non un vol d’entraînement, sans en révéler la nature. Aucun blessé ni dégât extérieur aux forces d’autodéfense n’a été signalé. La cause de l’accident reste inconnue à ce stade et une commission d’enquête doit être mise en place.
La JASDF a par ailleurs suspendu les vols d’entraînement de ses Global Hawk pendant les investigations. Le Japon ne disposait que de trois RQ-4B : cette perte réduit donc temporairement sa flotte à deux appareils.
Un appareil stratégique pour la surveillance japonaise
Construit par Northrop Grumman, le RQ-4B Global Hawk est un drone de haute altitude et de très longue endurance destiné aux missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance. Sa grande autonomie lui permet de couvrir de vastes zones pendant plusieurs dizaines d’heures.
Les trois appareils japonais sont basés à Misawa. Leur acquisition s’inscrit dans le renforcement des capacités de surveillance de Tokyo dans un environnement régional marqué notamment par les activités militaires chinoises et nord-coréennes.
Les opérations de recherche et de récupération de l’épave se poursuivent. Les enquêteurs devront notamment déterminer la nature exacte de la défaillance de communication constatée quelques minutes avant la disparition de l’appareil.
Sources principales
Force aérienne d’autodéfense japonaise (JASDF) ; Japan Coast Guard ; Jiji Press/Nippon.com ; FNN ; TV Asahi ; Associated Press.
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