Le transport aérien marocain a franchi un nouveau cap. Selon l’ONDA, les aéroports du Royaume ont accueilli 36,3 millions de passagers en 2025, contre 32,7 millions en 2024. La progression atteint 11 % en un an.
Une croissance qui devient structurelle
Le chiffre dépasse largement le simple effet de rattrapage post-pandémie. L’expansion simultanée du tourisme, de la diaspora, du réseau de Royal Air Maroc et de l’offre des compagnies européennes transforme durablement le marché marocain.
Casablanca reste la principale porte d’entrée et le hub du pays, mais Marrakech, Agadir, Tanger, Fès et plusieurs plateformes régionales profitent elles aussi de la hausse des fréquences et de l’ouverture de nouvelles lignes.
Le réseau européen reste central
L’Europe constitue toujours le premier bassin de trafic international. La France occupe une place majeure, mais l’offre s’est diversifiée vers l’Espagne, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Europe centrale. Dans le même temps, le développement des vols vers l’Amérique du Nord, l’Afrique et le Moyen-Orient réduit progressivement la dépendance à un seul marché.
Royal Air Maroc joue un rôle structurant grâce à Casablanca, tandis que Ryanair, easyJet, Transavia, Air France, Vueling et d’autres transporteurs alimentent une concurrence particulièrement dynamique sur le point-à-point.
Pourquoi les aéroports doivent grandir vite
Cette progression explique le rythme des projets lancés dans le cadre de la stratégie « Aéroports 2030 ». Casablanca doit atteindre 35 millions de passagers de capacité, Marrakech 11,5 millions, tandis que plusieurs autres plateformes font l’objet d’extensions ou de modernisations.
L’enjeu n’est plus seulement d’absorber les pics de fréquentation. Le Maroc cherche à faire évoluer son système aéroportuaire vers un modèle plus robuste, capable de soutenir à la fois le tourisme, le trafic domestique, la correspondance internationale et la croissance d’une compagnie nationale appelée à augmenter fortement sa flotte.
Avec 36,3 millions de passagers dès 2025, la pression sur les infrastructures n’est donc plus une projection : elle est déjà visible.
Source : ONDA – bilan du trafic aérien 2025.


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