Une nouvelle frontière s’ouvre pour Royal Air Maroc. Depuis le 7 juin 2026, la compagnie relie directement Casablanca à Los Angeles, une liaison d’environ douze heures qui constitue un jalon important dans son développement nord-américain.
Une première entre l’Afrique et la côte Pacifique
La ligne Casablanca–Los Angeles est présentée par Royal Air Maroc comme la première liaison directe entre le continent africain et la côte Pacifique des États-Unis. Elle complète un réseau nord-américain déjà dense autour de New York, Washington, Miami, Montréal et Toronto.
Au-delà du symbole, l’intérêt est stratégique. Los Angeles permet à RAM de toucher à la fois la diaspora marocaine, les flux loisirs vers la Californie et un marché de correspondance plus vaste alimenté depuis l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale via Casablanca.
Le 787, outil du développement transatlantique
Cette ouverture s’appuie sur le Boeing 787 Dreamliner, appareil qui constitue le cœur de la flotte long-courrier de la compagnie. Royal Air Maroc exploite aujourd’hui des 787-8 et des 787-9, avec une capacité et un rayon d’action adaptés aux liaisons intercontinentales les plus longues de son réseau.
Le choix du Dreamliner répond également à une logique de cohérence opérationnelle : disposer d’une famille d’appareils capable de desservir aussi bien l’Amérique du Nord que l’Amérique du Sud ou certains marchés du Moyen-Orient et de l’Asie, tout en maintenant un produit cabine homogène.
Casablanca veut capter davantage de correspondances
La réussite de la ligne ne se mesurera pas uniquement au nombre de voyageurs entre le Maroc et la Californie. Le véritable enjeu est la proportion de passagers en correspondance. Casablanca peut proposer des itinéraires vers Dakar, Abidjan, Lagos, Accra, Libreville ou d’autres capitales africaines sans imposer un transit en Europe.
Cette logique est au centre du futur terminal de Mohammed V : l’infrastructure annoncée pour 2029 est conçue comme un véritable hub, avec des temps de correspondance, un traitement des bagages et une organisation des passerelles pensés pour les flux de transit.
Los Angeles devient ainsi davantage qu’une nouvelle destination : c’est une démonstration de la manière dont Royal Air Maroc entend utiliser Casablanca comme point de jonction entre trois continents.
Sources : Royal Air Maroc – communiqués de presse ; Royal Air Maroc – flotte ; ONDA – futur terminal de Casablanca.


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